mercredi 18 février 2026

Sur le Communisme:Page51

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Chapitre 8 : UN NOUVEAU MOUVEMENT RÉVOLUTIONNAIRE

3. Faites-le différemment du Parti communiste.

3.4. Alliance flexible

J'ai indiqué que la Convention des Communes prérévolutionnaire était une organisation décentralisée de type réseau, sans direction centrale. Cependant, ce type d'organisations en réseau ont tendance à avoir des adhésions trop laxistes et à se transformer facilement en activités de type club.

C'est pourquoi l'adhésion à la Convention des Communes prérévolutionnaire est encadrée par des règles strictes. Seuls ceux qui ont adhéré à l'intégralité des articles du Pacte de la Convention des Communes, qui constitue sa constitution, peuvent en devenir membres.

Ces membres sont tenus de verser annuellement une contribution aux frais de fonctionnement égale ou supérieure au montant minimum prévu par le pacte.

Outre les membres du Comité central (ou fédéral) de liaison, les membres des Comités de liaison des Conventions des Communes locales sont tirés au sort parmi les membres de l'alliance. Dans le cas des Conventions des Communes locales, ils doivent résider dans la juridiction concernée. Leur mandat est d'environ deux ans.

Ainsi, la mise en place d'un système de rotation des postes au sein de l'organisation par tirage au sort permet d'éviter la sclérose en plaques des dirigeants et la création d'une bureaucratie interne autoritaire, comme c'est le cas dans les organisations du Parti communiste.

De plus, les délégués à l'assemblée générale qui ont le droit d'assister à l'assemblée générale de la Convention des biens communs sont élus parmi les membres du comité de liaison de la Convention des Communes provinciale (ou quasi-zonale) et régionale. Par ailleurs, un nombre déterminé de membres ordinaires peuvent également y assister, selon le principe du premier arrivé, premier servi.

Bien que le nombre de ces membres principaux de l'alliance soit limité dans une certaine mesure, aucune activité dite « d'organisation », telle que le recrutement de membres du parti, ne sera menée. À la place, des employés à temps plein mèneront des activités inspirantes via Internet et se concentreront sur la diffusion volontaire auprès de sympathisants externes.  

L'adhésion et l'organisation de la Convention des Communes ne sont en aucun cas de type cercle, mais il ne s'agit pas non plus d'une « unité de fer » à la manière du Parti communiste ; avec un nombre limité de membres de l'alliance comme noyau, elle sera composée d'un grand nombre de sympathisants volontaires formant une extension, et sera une organisation de type amibe que l'on peut qualifier d'« alliance flexible ».


3.5. Fusion du rouge et du vert

La Convention des Communes pré-révolutionnaire diffère idéologiquement du Parti communiste en ce qu'elle intègre l'écologie. Cela s'est également reflété dans la nouvelle méthode d'économie planifiée mise en œuvre après la révolution, appelée économie planifiée durable, que nous avons vue au chapitre 2.  

À cet égard, il convient de rappeler que depuis la dissolution de l'Union soviétique, des partis écologiques tels que le Parti vert ont vu le jour principalement en Europe en réponse à l'intérêt sans précédent pour les questions environnementales mondiales.  

Cependant, le Parti vert est généralement négatif à l'égard du communisme et ne préconise que le renforcement des réglementations environnementales dans le cadre du capitalisme, sans tenter de changer fondamentalement le mode de production. En ce sens, leur position revient finalement à un « capitalisme vert », qui se contente de teinter le capitalisme de vert. 

Cela ne fera qu'inciter le capital à poursuivre des stratégies opportunistes de recherche de profits, telles que les éco-entreprises. Un exemple symbolique en est la politique d'exportation de l'énergie nucléaire, qui promeut les mesures de lutte contre le réchauffement climatique comme justification, mais le « capitalisme vert » ne peut pas critiquer fondamentalement les pratiques commerciales éco-opportunistes du capital. 

D'autre part, les syndicats ont tendance à s'allier à la direction pour s'opposer aux réglementations environnementales, craignant qu'une baisse de la production ou une augmentation des coûts de production due à des réglementations environnementales plus strictes n'entraîne des licenciements. Le Parti communiste, qui se montre compréhensif à l'égard de la position des syndicats, est également susceptible d'adopter une position anti-écologique, en partie en raison de sa méfiance à l'égard de la montée en puissance du Parti vert.

La Convention des Communes pré-révolutionnaire vise à redéfinir un nouveau communisme qui intègre l'écologie, existant entre le « capitalisme vert » anticommuniste et l'« anti-écologie » communiste.  

La couleur traditionnelle du communisme est le rouge. Étant donné que la Convention des Communes pré-révolutionnaire vise également le communisme, il est tout à fait acceptable d'utiliser le rouge comme couleur de base, mais en y ajoutant du vert. Cependant, il ne devrait pas s'agir simplement d'une combinaison de deux couleurs, le rouge et le vert, mais plutôt d'une sorte d'arabesque, d'une fusion du rouge et du vert dans une dimension profonde.


3.6. Mouvement de non-vote collectif 

L'activité principale de la Convention des Communes prérévolutionnaire consiste avant tout à développer un mouvement de non-vote collectif(abstention), qui deviendra une nouvelle méthode de lutte révolutionnaire. Autrement dit, en prenant pour base la Convention mondiale des Communes, et grâce aux Conventions des Communes de chaque pays qui y collaborent, vous augmenterez progressivement le nombre d'abstentionnistes lors des différentes élections publiques, saperez la légitimité des parlements et gouvernements en place et conduirez à une révolution.

Il convient de noter ici les mouvements dans les pays où le vote est obligatoire et passible de sanctions. Dans ce cas, l'abstention est considérée comme un acte criminel. Cependant, dans la plupart des cas, il s'agit d'un délit mineur puni d'une amende et rarement appliqué avec rigueur. Mais si l'abstention est sévèrement punie, elle devient une forme de désobéissance civile.

En revanche, dans les pays où les systèmes électoraux n'existent pas encore, ou même s'ils existent, où les élections ne sont plus qu'une simple formalité du fait du régime de parti unique, les campagnes collectives de non-vote ne peuvent d'emblée se développer efficacement. Dans ce cas, la Convention des Communes devrait privilégier les activités contre-législatives mentionnées au paragraphe suivant plutôt que le mouvement d'abstention, ou, si cela s'avère difficile, constituer une Convention des Communes en exil à l'étranger.

Par ailleurs, les mouvements de la Convention des Communes dans les pays où les partis communistes ont instauré des régimes de parti unique peuvent, à première vue, sembler paradoxaux, opposant le « communisme au communisme ». Cependant, des divergences existent entre le communisme partisan des partis communistes en place et le communisme des Conventions des Communes ; l'expression « opposer le communisme au communisme » n'est donc pas contradictoire.

Dans ce cas, plutôt que d'attaquer le parti communiste dictatorial depuis l'extérieur en adoptant une position anticommuniste, un mouvement de contestation interne se développe, fondé sur une nouvelle forme de communisme redéfinie.


3.7. Activités contre-législatives

Le deuxième pilier des activités de la Convention des Communes prérévolutionnaire est constitué par les activités anti-législatives. Il s'agit des activités législatives et exécutives menées par le Pacte des Commons pour s'opposer aux institutions législatives existantes. Bien sûr, lorsque l'on parle ici de « législation », dans la phase pré-révolutionnaire, il s'agit encore d'un programme privé qui n'a pas d'effet en tant que loi ordinaire, mais une fois la révolution achevée, il devient une loi officielle, pour ainsi dire, c'est une chrysalide de la loi. 

Au centre de cela se trouve la Charte. Une charte est la norme la plus élevée équivalente à une constitution en termes de système juridique national existant, et peut pratiquement être appelée une constitution. Comme déjà mentionné, le communisme ne suppose pas un État souverain, donc la constitution, qui est la norme la plus élevée de la société, se présente sous la forme d'une charte (la Charte de la Convention des Communes).

Ces chartes utilisent la Charte de la Convention Mondiale des Communes, qui sert également de charte du Commonwealth mondial, comme source unifiée du droit, et chaque charte de la Convention des Communes est promulguée. De cette manière, les chartes sont promulguées à plusieurs niveaux pour chaque sphère, formant un réseau de chartes.  

Outre la promulgation de la Charte, l'adoption d'une législation économique relative au mécanisme d'une économie planifiée durable constitue également une activité législative importante de la Convention des Commons pré-évolutionnaire. Afin d'éviter les troubles économiques et sociaux post-révolutionnaires, des préparatifs pré-révolutionnaires minutieux sont indispensables, car l'abolition de l'économie monétaire est une entreprise majeure dans l'histoire de l'humanité.


3.8. Abstention de devenir un parti politique

Au-delà des deux axes d'activité mentionnés précédemment, on peut se demander si la Convention des Communes prérévolutionnaire devrait également s'engager dans des activités de type parti politique, telles que la participation aux élections.

Tout en approuvant fondamentalement l'orientation de la Convention des Communes, qui vise un nouveau communisme, si le capitalisme est suffisamment dynamique et ne risque pas de s'effondrer de lui-même, il est envisageable de recommander, avec prudence, de viser d'éventuelles réformes par le biais des élections, dans le cadre du capitalisme.

Toutefois, la Convention des Communes prérévolutionnaire ne devrait pas se transformer en parti politique ni en organisation politique similaire. Cela marque une rupture majeure avec le Parti communiste établi.

Comme indiqué précédemment, dans le monde post-soviétique, de nombreux partis communistes résiduels participent aux élections parlementaires et détiennent un certain nombre de sièges. Parallèlement, la plupart d'entre eux ont de fait abandonné la révolution communiste et se sont adaptés au capitalisme, car il leur serait difficile de gagner et de conserver des sièges autrement.

C’est aussi parce que le système parlementaire bourgeois contraint tous les partis parlementaires, y compris le Parti communiste, à s’assimiler au capitalisme comme condition implicite à leur maintien au Parlement. De ce fait, le sens du terme « communisme » se vide de sa substance et devient un simple nom. Il serait absurde que la Convention des Communes prérévolutionnaire suive la même voie que les partis communistes restants. Par conséquent, il convient d’interdire formellement à la Convention des Communes prérévolutionnaire de se transformer en parti politique et de participer aux élections.

En définitive, la Convention des Communes prérévolutionnaire n’est ni un parti politique, ni une organisation clandestine, mais elle doit conserver son statut d’organisation de mouvement ouverte, destinée à devenir une organisation gouvernementale officielle après la révolution.


3.9. Activités de troc d'entraide

La Convention des Communes prérévolutionnaire est un mouvement révolutionnaire qui rejette les éléments de type club et œuvre à la réalisation du noble objectif d'établir une société communiste. Pour soutenir un mouvement aussi ambitieux, les activités politiques seules ne suffiront probablement pas à maintenir l'organisation sans difficulté. Elle doit également offrir des avantages économiques à ses membres.

Par conséquent, en plus de l'activité politique, il serait avantageux pour la La Convention des Communes prérévolutionnaire de commencer à former des réseaux de troc entre ses membres en vue de l'économie planifiée post-révolutionnaire, qui ne sera plus basée sur le système monétaire. Cela pourrait également être considéré comme une activité d'entraide axée sur le bien-être, dans la mesure où elle implique l'échange de biens de première nécessité et le soutien mutuel.

Ces activités d'entraide par le troc peuvent également avoir une importance sociale en tant que mouvement de soutien aux personnes démunies en dehors de l'organisation, pouvant servir de moteur pour obtenir la reconnaissance sociale de la Convention des Communes et l'aider à s'implanter dans la société.



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